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lundi 22 juin 2015

La plus mauvaise journée du voyage ?

M41. Qala i Nav

Ça commençait pourtant bien : une bonne nuit dans une petite oshkhona (littéralement, maison où on mange la soupe) dont la propriétaire nous a gentiment hébergées, du soleil, l'air lavé par l'orage de la veille, presque pas de vent, un beau paysage, une bonne route.

Petit col juste avant Obigarm

Bonne, mais traître. Dans la descente sur la petite station thermale d' Obi Garm, un méchant nid de poule isolé a fait chûter Susanne. Une brève visite à l'hôpital local nous montre à quel point le système de santé est démuni au Tadjikistan : dans cette bourgade d'environ 8000 habitants à 100 km de Dushanbe, il n'y a même pas de quoi passer une radio. L'ambulance est un simple microbus avec une civière artisanale posée par terre à l'arrière. Nous prenons donc un taxi pour Dushanbe.

Début de la fin. Taxi Obi Garm - Dushanbe.

La radio, faite au moyen d'un appareil d'occasion avec plaques photo à l'ancienne, ne laisse hélas aucun espoir d'amélioration rapide : fracture de la clavicule avec un déplacement de près de 2 cm. Nous changeons d'hôpital pour prendre l'avis du médecin de garde à l'hôpital privé iranien de Dushanbe, établissement recommandé sans hésitation par Véronique, une Française qui travaille au Tadjikistan depuis 2012 dans le cadre d'une coopération avec l'Union Européenne.

Dushanbe, Rudaki Prospekt. De nombreux bâtiments officiels bordent cette avenue

Le médecin de garde est un jeune cardiologue, il décrit la radio de l'épaule par téléphone au collègue traumatologue en congé. Le traumatologue propose de revenir demain pour opérer. En attendant, le médecin de garde n'a qu'une injection d'antalgique, même pas de quoi poser une attèle provisoire. Nous sommes pourtant dans le meilleur hôpital civil de la capitale...

Dushanbe, avenue Rudaki. Fosse accessible à vélo... Alors on sort le joker : Susanne appelle IMA - MAIF Assistance. Après quelques échanges téléphoniques, la suite du programme est prête : rapatriement par le premier avion pour Istanbul cette nuit. On va se reposer un peu, emballer le vélo et réorganiser le contenu des sacoches chez Véronique. À 3 h du matin, le taxi pour l'aéroport nous embarque. J'aide Susanne jusqu'à l'enregistrement de ses bagages, et je retourne chez Véronique. J'aurai le temps sur la route de réfléchir à des variantes d'itinéraire moins "engagées", pour cycliste seul dans les hautes vallées du Pamir. La vallée de Bartang, ça ne sera pas pour cette fois.

samedi 20 juin 2015

Nos débuts sur la route M41

Station service amovible à la sortie de Dushanbe

Etals typiques entre Dushanbe et Vahdat > Nigina Amonkulova & Shakhromi Abubakr : "Ох аз ман"

Dans la nomenclature des routes de l'ex URSS, les routes en "M" sont les "magistrales", l'équivalent de nos RN à l'échelle d'un continent.

La M41 est la Parmirsky Trakt, la route du Pamir. Elle est presque entièrement tadjike, mais va de Mazar e Sharif (Afghanistan) et du sud-est de l'Ouzbékistan à Osh (Kyrgyzstan), d'où est prévu notre vol retour en août.

M41 entre Dushanbe et Vahdat

On a mis un peu de temps à démarrer de Dushanbe, il faisait déjà chaud.

Pause dans une tchaïkhana avec tapchan le long de la M41

Pendant notre pause déjeuner-sieste sur le taptchan ombragé d'un minuscule restau, Niko nous a rattrapées et a lui aussi fait une pause.

M41 entre Vahdat et Fayzobod

Après une vingtaine de km, la M41 se déleste du plus gros de son trafic qui part plus au sud, et le paysage devient joli.

Vent de face entre Vakhdat et Fayzobod

Notre premier bivouac près de Fayzobad a été perturbé par un vent à décorner les guidons de VTT. On était bien dans notre tente, mais la toile était bruyante...

Près de Fayzobod. Tapchan des champs, pour la pause méridienne des agriculteurs.

Le lendemain, ce vent a continué à souffler jusqu'à un petit orage en fin d'après-midi. Et bien sûr, c'était du vent de face. Résultat : alors que la route était bonne et le dénivelé faible, on a dû faire du 6 km/h de moyenne, en appuyant bien sur les pédales...

M41 entre Qala i Nav et Obi Garm

vendredi 19 juin 2015

Dushanbe

Dushanbe, capitale du Tadjikistan, donne plutôt l'impression d'une ville de province, pas très belle mais assez agréable avec ses arbres et ses avenues très ombragées.

Avenue Rudaki, principale artère nord-sud de Dushanbe

L'entrée nord, où se trouve la gare routière des taxis pour Khudjand et la vallee de Zeravshan, est tout près de la grande cimenterie et de sa collection de fresques en carrelage.

Entrée nord de Dushanbe. Fresques de la Sement Zavod.

Rustan Isoev : "Повсюду со мной ты Душанбе"

Dushanbe. Centre-ville, avenue Rudaki.

Les vacances scolaires ont déja commencé en Ouzbékistan mais ici pas encore : on ne voit pas encore de jeunes se baigner dans les fontaines de la ville, comme pendant l'été 2012.

Dushanbe, une allée du parc Rudaki

Le ramadam va commencer mais ça ne devrait pas poser de problème, seulement une partie des tchaïkhanas ou restaurants seront fermés à midi.

Zelyoniy bazar, un petit marché aux fruits & légumes

Au petit hôtel Greenhouse conseillé par un Australien croisé à Samarqand, je retrouve par hasard Alexia et Daniel, et Jeff et Xavière. Je fais la connaissance de Niko, un Autrichien qui voyage avec un prototype de vélo équipé Pinion + courroie. Susanne me rejoint, et doit attendre 2 jours que l'OVIR veuille bien l'enregistrer et lui rendre son passeport. Je profite de cette pause pour changer les freins et la chaîne de mon vélo. Dushanbe. Kiosque-boucherie près du TSUM On s'offre un dernier délicieux repas dans un restau géorgien cher (10€ par personne pour le repas, sans compter le vin), on remplit les sacoches avec de la nourriture qui résiste à la compression et à la chaleur. Et ensuite, on va essayer de rouler un peu en direction du col Khaburabod et du Pamir avant la grosse chaleur du début d'après-midi.

Petite rue calme près de notre gîte Green House

jeudi 18 juin 2015

Touriste-mehmon

Vallée de Zeravshan. Petit village entre Dardar et Urmetan

Nigina Amonkulova : "Модарам"

Dans la vallée de Zeravshan, je n'ai pas usé ma tente : la première nuit, le conducteur du taxi-marshrutka m'a déposée devant une mehmonkhona (un petit hôtel) vu qu'il était déjà plus de 22h quand nous sommes arrivés au pied du col Shakhristan à Ayni. J'ai eu la désagréable surprise de découvrir que le tarif pour étranger est 2 à 3 fois celui pour les Tadjiks. Mais toutes les autres nuits, j'ai été invitée chez l'habitant.

Vallée de Zeravshan en amont de Ayni. Hazrat i Langar.

Tchaï à Hazrat i Langar. J'ai passé une demi-journée en amont d'Ayni. J'ai pris le thé à Hazrat i Langar chez l'institutrice de ce petit hameau. Son fils m'a interceptée au sommet d'une montée pour me faire visiter un petit mausolée et la mosquée. Il a travaillé 9 ans en Russie puis est revenu vivre ici à la mort de sa grand-mère. Il se contente de ce que le jardin produit.

Kushikat. Petit-déj sur le taptchan En aval d'Ayni, je suis repassée à Khushikat et j'ai voulu rendre visite à 2 de mes hôtes de 2012. Je n'ai pas revu Abdurahmon : un de ses voisins m'a appris qu'il est parti avec son fils travailler en Russie ; sa femme et sa belle-fille ont mis en location la maison avec son grand verger. J'ai revu Gulmira, qui se trouve être la belle-fille de ce voisin. Son mari travaille toujours en Russie, et elle a maintenant un fils de 2 ans qui a les mêmes yeux bleus qu'elle. J'ai pris le thé et un copieux goûter chez ses beaux-parents avant d' être invitée chez ses parents. Le frère et le beau-frère de Gulmira travaillent aussi en Russie.

Shurcha. Tchaï avec Souraya, Mino, Khadisa et Anakhson. Après une dure journée de vélo (route délabrée et poussière du chantier), j'ai été invitée à prendre le thé à Shurtcha chez Suraya, une des 3 sœurs de Khadisa. Le mari et les 3 beaux-frères de Khadisa travaillent en Russie.

shurcha. Sipargis et une camarade de classe.. L'ambiance était très conviviale : j'ai finalement passé 2 jours avec Khadisa et ses 4 enfants Sipargiz, Mino, Arash et Anakhson. J'ai été choyée pendant que je soignais la tourista chopée la veille chez Gulmira (boulettes de viande hachée, dans une maison sans frigo...). C'était rustique : un seul robinet dans le jardin donnait de l'eau seulement 2 h chaque matin, et 2 ou 3 puces avaient dû sauter du chat sur mon lit. Mais l'accueil était aussi agréable qu'en Iran.

Khadisa parle très bien russe et complète sa formation pour devenir prof. Ses 2 filles de 16 et 13 ans passent leurs exams de fin d'année, elles ont 5/5 dans toutes les matières. Mais Khadisa n'a pas de quoi leur payer une inscription à l'université. L'aînée Sipargiz parle déjà bien russe et retient tout ce qu'on lui dit ; la cadette Mino aime lire la littérature persane en VO et connaît les chanteurs à la mode en Iran.

Départ vers la vallée des Haft Kul

Après Shurtcha et une rapide visite de Penjikent, je suis montée dans une petite vallée transverse pour voir les Haft kul, les Sept Lacs.

Vallée des Haft Kul, village de Shing

Et là, c'est Khosim qui m'a interceptée peu avant que je trouve un coin pour bivouaquer.

Haft Kul. Pique-nique au bord du 3ème des 7 lacs

J'ai logé chez lui 2 soirs et j'ai pu monter jusqu'aux lacs en laissant mes 4 sacoches chez lui.

Shing, vallée des Haft Kul. Une activité familiale et ludique : lavage de tapis.

Zeravshan. Route A372 et taxi. Et à la fin de cette excursion, Khadisa m'a envoyé un de ses amis conducteur de taxi qui partait pour Dushanbe. C'est dans son gros 4x4 8 places que j'ai franchi le fameux tunnel Anzob. Il est en tellement mauvais état qu'il va fermer 3 mois pour travaux cet été : le trafic devra repasser par l'ancienne route du col...

lundi 15 juin 2015

Vallée de Zeravshan

Pentes du col Shakhristan vues de la vallée de Zeravshan rive gauche

Isroil Fayziddinov : "Гули руят"

La rivière Zeravshan est la plus longue rivière tadjike après le Pyandj.

Zeravshan. Khushikat.

Elle irrigue Samarqand et se jette (enfin, le peu d'eau qui en reste...) dans l'Amou Darya en aval de Boukhara.

Vallée de Zeravshan entre Ayni et Dardar. En face, Iskodar

Sa vallée entre la chaîne du Turkestan (massif du Pamir Alay) et les Monts Fan (point culminant : pic Chimtarga 5487m) est magnifique.

Zeravshan. Entre Dardar et Urmetan.

La route Ayni - Pendjikent avant réfection

Mais la vie n'y est pas très confortable. De nombreuses maisons n'ont pas l'eau courante, bien que des ruisseaux passent à proximité immédiate. Les bouses de vache sont encore souvent récupérées comme combustible.

Vallée de Zeravshan juste en amont de Pendjikent

Pendant la semaine que je viens de passer dans la vallée de Zeravshan, on m'a rappelé à plusieurs reprises que Samarqand et Boukhara sont, historiquement, des villes tadjikes. La dynastie samanide de l'empire perse y avait établi sa capitale.

Empire samanide.

Il y a quelques années, l'Ouzbékistan a fermé le poste frontière entre la vallée de Zeravshan et ces 2 villes mythiques. La vallée s'est alors retrouvée à l'écart des principaux circuits touristiques, et coupée du reste du monde 6 mois par an. En effet, une fois fermée la route Penjikent - Samarqand, l'accés à la vallée passait obligatoirement par un col à près de 3400m, impraticable en hiver. Au choix le col Shakhristan pour aller à Khudjand au nord, ou le col Anzob pour aller à Dushanbe au sud.

Arrivée du col Shakhristan sur la vallée de Zeravshan

Tunnel Shakhristan en construction vu de la future ancienne route du col en versant nord

2 tunnels à environ 2600m d'altitude, construits gráce à l'aide de l'Iran et de la Chine, permettent, depuis octobre 2012, de maintenir la route Khudjand - Dushanbe ouverte l'hiver. Mais malgré cette amélioration, l'activité économique de la vallée reste réduite. La majorité des sites miniers ne sont plus exploités (il y avait, entre autres, des mines d'or, connues depuis l'Antiquité, et qui ont donné leur nom à la vallée). Comme au Karakalpakstan, on peut remarquer que la population des villages est surtout composée de femmes, enfants et personnes âgées. De nombreux hommes sont partis travailler en Russie pour faire vivre leur famille restée au village.

Engins chinois à l'œuvre sur le chantier de la route A377

Zeravshan. Route A377 en chantier. La route le long de la rivière est dans un état de délabrement avancé, le terrain est difficile. Un grand chantier de réfection est en cours, avec des engins et des techniciens venus de Chine. Les Tadjiks espèrent (prudemment) que l'Ouzbékistan tiendra sa promesse de réouverture du poste frontière entre Penjikent et Samarqand quand ce chantier sera terminé.

Peu avant Pendjikent, la vallée de Zeravshan s'élargit.

lundi 8 juin 2015

Khudjand, deuxièmes premières impressions

Paysage entre Buston et Khudjand

Statue à Khudjand : Ismaïl Somoni a remplacé LéninePremières impressions : je suis rentrée au Tadjikistan par la même route qu'en 2012, mais moi je n'étais pas la même. En 2012, j'etais encore à moitié malade (tourista chopée à Tashkent), j'avais un peu d'appréhension à l'idée de rentrer dans un pays où le PIB annuel par habitant est inférieur à mon salaire mensuel, je parlais juste quelques mots de russe, et je ne connaissais quasiment rien de la civilisation persane.

Firuza Hafizova : "Попурри 2012"

Cette fois, j'avais déjà eu le temps de guérir de ma petite tourista ouzbek (un chou farci pas très frais à Boukhara), je savais que le pays est globalement sûr pour les touristes et qu'on n'y est pas accueillis comme un porte-monnaie sur pattes, j'avais entre temps passé presque 4 mois en Iran et fait un stage intensif de russe.

Paysage entre Buston et Khudjand en fin d'après-midi

Rohi safed. Entrée-sortie de Khudjand.

En 2012 j'avais d'abord remarqué les signes extérieurs d'absence de richesse (en particulier, les gamins de corvée d'eau dans les villages) et l'influence soviétique. Cette fois j'ai plus remarqué ce qui ressemble à l'Iran : le vocabulaire (bien plus facile à déchiffrer en cyrillique qu'en persan!), la cordialité de l'accueil, la pratique du taarof, et même les paysages et l'odeur d'absinthe.

Le taarof, auquel j'ai fini par m'habituer à peu près en Iran, c'est la politesse persane, qui fait que par exemple, un commerçant vous proposera peut-être de ne pas payer, mais il est d'usage d'insister un peu pour avoir le prix et éventuellement payer, sinon on risque de partir sans payer et de passer pour un gros plouc...

Paysage entre Buston et Khudjand le matin

Et puis, ô luxe suprême, comme j'ai plus de temps et que je me débrouille à peu près en russe, je discute un peu plus avec les habitants sur mon passage. C'est ainsi qu'à Buston, le premier gros village après la frontière, j'ai remarqué que quand un gars qui m'avait abordée à l'entrée de la supérette a traduit à son voisin tadjik ce que je venais de lui répondre en russe, le très international mot "touriste" était devenu "mehmon" (мехмон). C'est le mot persan qui veut dire hôte, invité...

Berges du Syr Darya au centre-ville de Khudjand.

Passage à la tenue d'été. Coiffeur à Khudjand. A part ça, il fait déjà très chaud : pause obligatoire à l'heure de la sieste. Mon thermomètre indiquait 41°C à l'ombre sur un taptchan du petit troquet de Buston où je me suis affalée en compagnie de Reece, le turbo-cycliste britannique que j'avais rencontré à Nukus. Il est parti pour faire un tour du monde en 1 an, tout à vélo sauf les océans, ça me semble très court.

On ne voit pas des taptchany que dans les cafés et restaurants, mais aussi aux champs, pour la pause de la mi-journée.

Le taptchan (тапчан) d'Asie centrale, ou takht en persan, c'est un espèce de grand lit en bois, ou parfois à cadre métallique, où on s'assoit pour manger, et où la transition du repas à la sieste est particulièrement facile, surtout quand il y a des kurpatchas (un genre de couette qui sert de matelas) en plus du tapis.

Khudjand. Entrée du bazar Panjshanbe, littéralement Jeudi.

Enfin, autre différence, cette fois j'ai un smartphone et un blog. Je n'avais pas testé internet, mais même dans la 2ème ville du pays, Khudjand, ça laisse à désirer...

Khudjand. Place du Bazar Panjshanbe et grande mosquée Muslikhiddina

Il a fallu que je vienne déjeuner dans le restau de l'hôtel 4* pour trouver une connection utilisable.

Ecolières en uniforme, visiblement citoyennes tadjikes de nationalité ouzbèke. Il y a une importante minorité tadjike dans le sud-est de l' Ouzbekistan, et une importante minorité ouzbèke dans le nord-ouest du Tadjikistan

Ne soyez pas étonnés ou inquiets si je ne fais pas d'autre mise à jour avant Dushanbe. Je vais prendre une marshrutka jusqu'au tunnel du col Shakhristan, descendre à vélo vers Ayni, et passer quelques jours dans les monts Fan ou aux environs.

vendredi 5 juin 2015

Khush omaded !

Voilà, je suis de nouveau en terre persane, mais suffisamment près de l'Ouzbékistan pour utiliser les derniers sums de ma carte SIM ouzbek. Buston, premier gros village tadjik après la frontière

Firuza Hafizova : "Умеди"

J'ai passé la frontière juste avant midi. Aucun agent ne m'a posé de question indiscrète en voyant une cyclo-campeuse débarquer avec un visa "bizness".

Je casse la croûte au minuscule restau juste après les grilles, aménagé dans un wagon de marchandises recyclé. Deux œufs sur le plat, une tomate, un petit concombre, du pain et du thé.

Je compte sur ce séjour au Tadjikistan (visa valide jusqu'au 10 août), en particulier dans le Pamir, pour perdre quelques kilos superflus. Je m'attends aussi à profiter de paysages à couper le souffle, mais même sans ça, j'aurai peut-être le souffle coupé : l'itinéraire prévu passe par plusieurs cols à plus de 4000 m.

Petite route transverse entre Khudjand et Istaravshan

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