Un petit aperçu sur ma maison, mon mobilier, ma garde-robe et mes jouets des 6 mois à venir. De droite à gauche : le coffre-fort de guidon et l'armoire électrique ; la maison de toile nylon siliconé et l'atelier ; le lit gonflable et la literie ; la salle de bains ; la cuisine ; les vêtements d'hiver, le hijab, et les fringues habituelles. Le tout sur mon tapis préféré, qui ne sera évidemment pas du voyage.

Dernier contrôle avant bourrage des sacoches

Johann Strauss : "Persischer Marsch", Wiener Philharmoniker dir. Carlos Kleiber

J'ai pris mon billet à la gare de Genève. Comme m'a dit l'agent CFF : "A partir de Vienne, c'est l'aventure qui commence". En effet, pour aller jusqu'à ma première étape Sofia, il y a un train chaque demi-heure de Genève à Zürich, un train de nuit direct Zürich-Beograd, et un train direct Beograd-Sofia. Mais avec un vélo, c'est autre chose. A priori, je devrai changer à Zürich, Wien, Bratislava, Budapest, Szeged, Subotica, Beograd, et négocier avec quelques contrôleurs...

A propos du tapis : c'est un souvenir de mon voyage de 2014, je l'ai rencontré chez un commerçant zoroastrien de Yazd, et adopté le lendemain.

Badgirs (littéralement tours à vent) et toits de Yazd

C'est un tapis noué par des nomades Qashqaï de la région de Shiraz. L'emporter à vélo était évidemment exclus, j'avais longuement hésité à me le faire expédier. En effet, les sanctions internationales ont entre autres conséquences qu'un touriste étranger ne peut pas assurer un envoi d'Iran. Solution proposée par le commerçant : "Je vous envoie le tapis par la Poste, et vous me payerez quand vous l'aurez reçu". Le tapis est arrivé en France avant moi, je l'ai payé à mon retour.


Pour plus de détails si ça vous intéresse, j'ai fini par ajouter des pages dédiées dans ma rubrique "Boîte à outils" :