Je vous passe en revue, dans un ordre arbitraire, et sans prétendre à l'exhaustivité, les principaux équipements ou accessoires que j'avais emportés sur ou pour mon vélo. Si vous avez des remarques ou questions à ce sujet, la fonction "Commentaire" n'est pas prévue en bas des pages de la présente rubrique, mais vous pouvez participer là :

>> Préparation de la monture.

Et pour plus de détails sur le vélo lui-même, >> c'est par là.

Compteur(s), repérage et navigation

Откуда вы ? А куда вы едете ? Chick Corea & Herbie Hancock : "Maiden voyage"

J'étais partie avec une carte d'Europe des voies ferrées, 2 cartes Iran et Asie centrale éditées par Reise Know How, et la carte topographique Nord Tadjikistan de Markus Hauser, lisible et fiable. Je me suis fait livrer les 2 cartes Sud Tadjikistan et Pamir à Dushanbe. Ces 3 cartes du Tadjikistan sont éditées par Gecko Maps.

J'avais initialement prévu de renvoyer les cartes dont je n'avais plus besoin, mais il m'est plus souvent arrivé d'en donner en route ou d'en perdre. Par chance, j'ai pu retrouver une carte Pamir de Markus Hauser à l'office du tourisme de Khorog !

Je n'utilisais que très très rarement le GPS de mon smartphone, je le trouve trop gourmand en batterie. Mais j'ai fini par installer l'appli maps.me, et téléchargé quelques cartes pour les consulter hors connexion ; parfois ça dépanne, en particulier en entrée/sortie de ville. Pour la cartographie en montagne, il faudrait mieux regarder du côté de OruxMaps, OsmAnd ou AlpineQuest, mais je n'ai pas encore essayé. Enfin, avant de partir j'avais consulté des cartes topo à plus petite échelle que la Markus Hauser : les vieilles cartes de l'ex armée soviétique traînent sur quelques sites web comme (entre autres) mapstor.com où c'est payant, ou vlasenko.net où c'est encore gratuit mais incomplet, et pas toujours facile d'y trouver ce qu'on cherche. Pour info, j'avais aussi téléchargé quelques plans et cartes dans ma liseuse : je ne recommande pas, ce n'est pas pratique, mais alors pas du tout !

Compteur-altimètre-montre-thermomètre J'avais une boussole et un compteur-altimètre à fil. J'évite les compteurs sans fils en voyage : ils ont besoin de 2 piles différentes, dont une qui risque de se vider très rapidement si on immobilise le vélo avec l'aimant en face du capteur-émetteur.

Pendant les 2 premiers mois, c'était mon VDO MC1.0 à fil, fiable, et pas trop mauvais comme altimètre. Il était plutôt bien conçu pour un objet à N>>3 fonctions et 3 boutons.

Je l'ai perdu en route, il a dû tomber de ma sacoche de guidon pendant une excursion sans vélo. Par chance, j'ai trouvé un compteur-altimètre à Téhéran, dans une des boutiques vélo de Gomrok, tout près de Razi square : c'était un Sigma BC 14.12. Il marchait assez bien aussi, mais j'ai détesté sa furieuse tendance à se remettre à zéro intempestivement.

Compteur-altimètre-montre-thermomètre J'ai racheté un VDO M4 WR (modèle qui remplace le MC1.0) à mon retour. J'ai l'impression qu'il a tendance à sous-estimer un peu les dénivelés ( ≤ 5% ) mais fonctionne bien. Il est plus compact que son prédécesseur, et assez bien conçu pour ses N>>3 fonctions et 3 boutons. Quand on veut lire heure et kilométrage, il faut tout faire défiler, mais c'est le cas sur tous les compteurs compacts où l'affichage reste lisible, et j'aime bien avoir un compteur compact (je le trimballe dans ma poche comme montre quand je suis à pied).

Alimentation électrique de mes jouets

J-2 : cablâge dynamo - chargeur

  • Dynamo Dymotec S12 de Busch & Müller. Elle produit 12V 6W, contre 6V 3W pour les dynamos standard. La puissance nominale est atteinte vers 10 km/h, au-delà un limiteur écrête la sortie. J'ai fait ce choix à cause des 7,2V des batteries Li de mon appareil photo. Je l'avais installée à l'arrière (pas assez de place devant) et j'ai tiré un fil électrique dans les petits passages prévus à cet effet de mon cadre sur mesure.

Cette dynamo Dymotec S12 n'est malheureusement plus au catalogue chez Busch & Müller ; et hélas, je ne connais aucune autre dynamo 12V. Il existe par contre une bon choix de dynamos 6V haut rendement, en dynamos de moyeu (SON = Schmidt Original Nabendynamo, Shutter Precision, le haut de gamme de Shimano,...), ou même une dynamo sur jante Velogical.

L'adaptateur-chargeur eWerk en cours de montage sur le tube de direction

  • Adaptateur-chargeur eWerk de Busch & Müller : facile à régler en tension et en courant, boîtier étanche. Attaché sur le tube de direction.

J'ai rechargé mon smartphone ou mon lecteur mp3 en roulant quand je n'avais pas de prise secteur pendant plusieurs jours. Pour une batterie au standard USB, je chargeais environ 300 mAh par 20 km sur route à peu près plate. Bref, ça marchait bien, mais pour info, Fred & Svetlana, cyclo-voyageurs partis de Grenoble fin 2015 sur leur tandem, ont eu de petits soucis avec les connecteurs du e-Werk : ils les ont changés pour bien profiter des performances du boîtier.

Attention, la rondelle caoutchouc sur le galet de la dynamo s'use vite si l'alignement et la force d'appui ne sont pas réglés très soigneusement. Mais on peut facilement emporter 1 ou 2 galets de rechange. Si c'est bien réglé, le frottement est vraiment faible, et ça roule sans problème même sur un pneu sans bande striée sur le flanc.

Le chargeur universel pour batteries d'appareil photo (APN), appareils USB et piles rondes AA ou AAA avait un peu de jeu mécanique au niveau des pinoches de contact (même en tenant la batterie avec un bout de chambre à air utilisé comme élastique), donc j'avais des faux contacts dès que le vélo était un peu secoué. Mon attirail chargeur + connectique

Il faudra que je me bricole un petit boitier sur mesure pour connecter la batterie d'APN au chargeur. En l'état, je n'ai utilisé ce chargeur que sur secteur, dans les maisons de mes hôtes, gîtes ou hôtels. NB : il charge un peu moins bien que le chargeur d'origine Leica. Le témoin de fin de charge s'affiche relativement vite, mais ensuite la batterie tient moins longtemps que si elle avait bien été chargée à bloc.

"Consommables" du vélo

  • Chambres à air : j'ai eu après environ 3 mois des crevaisons à répétition (4 petits trous en 8 jours) sans cause apparente, qui ont cessé dès que j'ai remplacé mes chambres XLC par des Schwalbe. Je suis partie avec des pneus neufs Schwalbe Marathon Mondial, sans pneu de rechange. 2 crevaisons "normales" en 5500 km. J'ai permuté pneu avant/arrière après environ 4000 km.
  • Patins de freins : changement à 3500 km environ, y avait grand besoin. Les suivants étaient bons à changer après 2500 km car j'avais plus de pistes dans la deuxième moitié du voyage. J'ai consommé tout mon stock (2 patins complets + 4 cartouches) en 5500 km. La future ex route du col Shakhristan était très poussiéreuse
  • Chaîne : détendue, changée à 3500 km. Elle avait souffert (neige fondante salée en Iran, routes poussiéreuses ensuite, et je n'ai nettoyé et lubrifié qu'une fois en route). La 2ème chaîne a été cassée dans le transport par avion au retour.
  • Rayons : j'avais 4 rayons avant et 4 arrière, ils n'ont pas servi. Mais la roue arrière avait besoin d'un resserrage en fin de parcours.
  • Câbles : j'avais un câble de frein arrière et un câble de dérailleur, je n'en ai pas eu besoin. Je n'avais pas pris de gaine de rechange, mais il arrive qu'elles souffrent dans les coffres ou sur galerie de toit.
  • Quelques vis, écrous et rondelles. Il faut vraiment penser à resserrer les boulons régulièrement et fréquemment. J'ai perdu 3 fois des vis de porte-bagage sur les "routes" ou pistes d'Ouzbekistan et Tadjikistan. Fissure de la fourche juste avant soudure : il était temps

La 3e fois, je ne m'en suis pas aperçue tout de suite : le porte-bagages avait du ballant pendant une descente sur une piste bien cabossée et avec "tôle ondulée", c'est ce qui a provoqué la fissure de la fourche autour de la soudure de fixation de l'œillet du porte-bagage avant.

Outillage et dépannage

  • Pompe + embout adaptateur Schraeder/Presta pour pouvoir gonfler mes pneus dans les stations service.
  • Nécessaire à crevaisons : 3 démonte-pneu, rustines, colle, grattoir en papier de verre. J'avais 2 chambres à air de rechange, mais pas de pneu ; ça a fait.
  • Clés allen 3 à 6, clés plates 8 10 15, clé à rayons, clé en étoile pour poignée Rohloff, petite pince coupante et tenaille, dérive-chaîne, tournevis à manche court, tube-entretoise pour transporter le vélo roue avant démontée sans risque d'écrasement de la fourche. J'ai besoin de peu d'outils différents pour la plupart des réparations courantes, et je préfère emporter de "vrais" outils plutôt que des multi-outils qui, à l'usage, sont souvent trop peu ergonomiques. Enfin, je n'ai quand même pas emporté de clé à pédales, et j'avais du mal à démonter mes pédales avec ma clé de 15. Mais bon, les rares fois où j'avais à démonter une pédale, c'était pour embarquer dans un taxi, une marshrutka ou un avion : je pouvais demander de l'aide à plus costaud que moi.
  • 2 petits tubes de colle du type Super Glue et Seamgrip, quelques dizaines de cm de bande adhésive renforcée (Ductape ou équivalent chez 3M, Scoth ou autre), un peu de petit fil de fer gainé plastique, quelques colliers rilsan.

Alimentation en eau du moteur

Bidon pour l'essence sous le cadre, bidon pour l'eau sur le tube de selle, et... une bouteille de Bourgogne sur le tube diagonal

Porte-bidons

Du fait de ma petite taille, le maximum que j'ai pu caser est :

  • 1 porte-bidon alu pour bouteille plastique de 1,5 l sur le tube diagonal,
  • 1 porte-bidon plastique pour bidon métallique sur le tube de selle (bidon "vélo" 750 ml, ou gourde thermos inox 500 ou 750 ml)
  • 1 porte-bidon inox pour petite bouteille d'essence 600 ml sous le tube diagonal. Le porte-bidon du dessous a cassé 2 fois lors du transport du vélo dans des coffres de taxi (le vélo était à cheval entre intérieur et extérieur du coffre, le rebord appuyait sous le cadre).

Le grand porte-bidon BBB pour bouteilles est très bien, mais a un petit défaut de conception : on ne peut pas modifier le réglage de la bague de maintien en haut sans le dévisser du support. Traversée du Karakum. Avant les dromadaires, les panneaux. J'avais pensé remplacer cette vis BTR par un écrou à tête hexagonale pour pouvoir la serrer/desserrer avec une clé plate, mais ça ne suffit pas, à cause de la forme de la pièce filetée.

Stock pour le bivouac ou zone aride

J'avais 2 vaches à eau de 4 l : quand elles n'étaient pas vides, j'en accrochais une au cintre, calée entre cintre et support de la sacoche de guidon. L'autre idem ou sanglée sur le porte-bagages, sous le petit sac à dos. Markansu, large vallée désertique entre les cols Uy Buluq et Kyzyl Art

Interfaces homme/machine : pieds, popotin, mains

Je roule depuis longtemps avec des pédales mixtes : une face sans cale, une face Shimano SPD. Avec mes pédales Shimano SPD-M324, Cattin m'a conseillé de monter des cales SH56, et il a très bien fait. Elles déclenchent plus facilement, on peut sortir le pied par le côté ou par devant, ça évite des chutes à basse vitesse.

Mes chaussures Northwave Mission à cales SPD SH56 + semelles Vibram J'avais 2 paires de chaussures :

  • VTT-touring Northwave "Mission" à cales, et semelle Vibram. Chaussures bien adaptées à mon pied, à semelles assez polyvalentes. Pas aussi confortables que des vraies chaussures de marche mais conviennent pour de petites randos à pied à la journée. Attention, sous une bonne averse, même avec surchaussures imperméables, l'eau s'infiltre par les trous de fixation des cales. Problème : ces chaussures ne sont plus au catalogue chez Northwave, dommage (le modèle équivalent chez Shimano ne convient pas à mon pied). J'en ai vite racheté une paire qui traînait dans un stock, mais ma première paire est en fin de vie.
  • sandales Lizard à semelle dessous Vibram / dessus cuir. Ca, c'était mes pantoufles, pour m'aérer les pieds par temps chaud, passer les gués, ou me promener à pied. Le dessus cuir de la semelle atténue beaucoup les odeurs de transpiration.

Bain de pieds dans l'eau gazeuse de Badab e SurtLa paire que je n'avais pas aux pieds était sanglée sur le dessus des sacoches avant si je manquais de place dedans (par exemple, quand je transportais une pastèque offerte par un paysan tadjik...)

J'avais prévu de remplacer les sandales par des chaussures de rando légères pour le Pamir, mais l'accident de ma première de cordée sur la route juste après Dushanbe m'a conduite à renoncer aux projets de trek dans les hautes vallées non carrossables du Badakhshan.

Pour serrer le bas de pantalon, j'ai des pinces à vélo en tissu + velcro, je les trouve beaucoup plus confortables que les "slap wrap". Autoportrait (détail)

Etudiante iranienne ravie d'essayer mon vélo autour d'une place centrale de Yazd Je portais généralement un petit cuissard cycliste, court et léger, sous un bermuda ou pantalon "rando/trek". C'est beaucoup plus facile que de s'exhiber en tenue moulante dans les pays où il y a peu de cyclistes et pas de femmes en shorts.

Pour la selle, j'ai repris une Italia Lady Gel Flow comme sur mon premier vélo Cattin. Je suis bien dessus, même sans "rodage", donc je n'ai pas essayé de luxueuse selle en cuir. Mais peu importe que cette selle me convienne : ce qu'il vous faut, c'est une selle adaptée à votre popotin, comme des chaussures adaptées à votre pied...

J'avais des mitaines cyclistes d'été avec un petit renfort gel sous la paume, mais finalement, je les portais peu en-dehors des grandes descentes : ça vaut le coup de choisir de bons manchons en mousse haute densité pour enrober le guidon.

Sacoches et rangements

J'ai une remorque légère monoroue, mais j'ai préféré partir avec seulement des sacoches. C'est plus facile à manier dans les passages de gué, et quand je dois charger dans un train, bus ou marshroutka. Ma tenue de route en Iran : gilet fluo XL et buff fluo en guise de hijab J'avais 5 sacoches Ortlieb : 2 grosses sacoches arrière étanches à rabat, 2 petites sacoches avant étanches à fermeture enroulée, et une sacoche de guidon. D'autres marques proposent de bonnes sacoches étanches, Vaude par exemple, mais les fixations sont un peu plus solides chez Ortlieb. Pour distinguer mes sacoches, j'avais mis un mini-mousqueton ou une tirette en cordelette de couleur différente sur chacune.

J'ai préféré une couleur discrète pour les sacoches (noires ou grises) car j'en utilise parfois une comme "sac à main" quand je fais du shopping. Quand je voulais être voyante sur route, je déployais un gilet fluo XL. Mais oui, taille XL : il me descendait en-dessous des fesses et pouvait donc me servir de "manto" sur les routes iraniennes !

Mes sacoches arrière ont chacune une petite poche en filet sur l'extérieur : très pratique pour faire sécher le petit linge en route. Malheureusement sur les modèles plus récents, Ortlieb a remplacé ces poches en filet par des poches étanches. J'avais emporté quelques petits sacs en nylon (étanche ou non, 1, 2 ou 4 litres ) pour ranger de la bouffe et divers petits objets dans les sacoches. Ma monture lors d'une pause le long de la M41, dans la région de Tavildara L'optimisation du rangement a convergé vers : Gare Sirkeci, Istanbul. J'attends un autre chat pour équilibrer mes sacoches.

  • sacoche arrière 20 l : couchage, vêtements à garder secs, un peu de bouffe consommable sans cuisson et ne risquant pas de fuir (pain, fruits secs, kurut...).
  • 2e sacoche arrière : vêtements supportant ou risquant d'être mouillés, gaz, un peu de bouffe risquant de dégouliner (légumes et fruits frais, yaourt, pastèques...)
  • sacoche avant 12,5 l : réchaud qui pue l'essence, outils, pharmacie, chargeurs.
  • 2e sacoche avant : popote, filtre, petite trousse de toilette, un peu de bouffe à cuire, clé de 15. Entre Tabriz et Ardabil. Mon hôte essaie mon vélo pendant que je déguste sa brochette
  • sacoche de guidon (Ortlieb 8 litres, étanche) : en fait, pas au guidon. Elle était clipsée à une petite plate-forme sur mesure, c'est plus stable. Les boutons pression étaient un peu pénibles à ouvrir/fermer, Ortlieb les a remplacés par une fermeture à aimant sur les modèles plus récents. Porte-carte clipsé sur la sacoche de guidon : je n'ai pas trouvé ce porte-carte Ortlieb très pratique, et il s'est progressivement déchiré en cours de route. Contenu de ma sacoche de guidon : appareil photo, lampe frontale, téléphone(s), lunettes, boussole, petites bricoles (Opinel, stylo, petit carnet, lecteur mp3, anti-histaminiques, bouchons d'oreilles...). NB : l'appareil photo n'était pas directement posé dans la sacoche de guidon, il avait son petit sac photo matelassé. Excursion dans les dunes de Rigan, au sud de Bam
  • petit sac à dos léger (Exped 25 litres, 280 g, étanche) sanglé sur le porte-bagage arrière : tente, vache à eau vide, et au début du voyage, moufles et surchaussures. Si je repliais la tente mouillée, je pouvais sangler la toile sur le sac au lieu de dans le sac. Super pratique, il me servait aussi de "sac à main" en ville, ou pour les petites excursions quand je laissais vélo et sacoches sur place à une étape.
  • petite poche pour passeport, CB et argent liquide, souvent portée sous les vêtements (ceinture ou tour de cou au choix). Je recommande d'avoir une seconde poche de ce type, rangée discrètement ailleurs, avec une autre CB, une copie de passeport + visa, et quelques € de réserve.

Variante pour les treks vélo + marche

Avec sac à dos étanche Ortlieb à la place d'une sacoche. Parc national de Mavrovo, Macédoine Ce n'était pas le cas pour ce voyage de 6 mois, mais il n'est pas exceptionnel que je fasse une rando à pied avec bivouac en montagne au cours d'un voyage à vélo.

Dans ce cas, je remplace une des 2 sacoches arrière par un sac à dos que je sangle au porte-bagages. Le sac Ortlieb Elevation de 32 litres est assez confortable, étanche, et pratique à sangler grâce à sa ceinture amovible et à la boucle de fixation des bretelles. Je l'emmaillote dans un gilet fluo pour que la partie matelassée qui ira sur mon dos reste à peu près propre. Ceci dit, c'est quand même moins pratique qu'une sacoche, car il faut débrider 1 ou 2 sangles pour accéder au contenu du sac : j'y range donc du matériel qui ne devrait pas servir en cours de journée (tente, matelas,...).

Autres accessoires

  • Antivol : j'avais un antivol Abus Bordo pliant à code. J'ai racheté un antivol pliant Abus Bordo depuis mon retour du Pamir Surdimensionné pour l'Iran en les -stan, où le risque de vol est faible, mais je l'avais en stock, et au moins j'étais tranquille même quand je laissais le vélo dans un train ou dans les rues des grandes villes, y compris de nuit parfois. J'ai abandonné cet antivol de 1 kg à Dushanbe pour m'alléger. Dans le Pamir je n'avais qu'un antivol "symbolique", un câble de petit diamètre.
  • Quelques autres objets (cartes, un livre de poche, une liseuse toute neuve qui n'a pas survécu à ce voyage, des chiffons en microfibre, sous-vêtements, euros...) étaient dispersés dans diverses sacoches. On pourrait peut-être mettre un troisième vélo dans le coffre ?
  • Sangles à boucle métallique légères : pratiques et polyvalentes, elles peuvent souvent remplacer tendeurs et cordelettes. J'en avais 8 au départ, 6 à l'arrivée, de diverses tailles (largeur 10 ou 20 mm, longueur 1 à 2m50), et elles m'ont souvent servi : de ceinture, pour arrimer le petit sac à dos sur le porte-bagages, la tente à des blocs, le vélo dans ou sur un véhicule (train, bus, taxi,...),...
  • Quelques attaches et petites sangles à boucle en velcro, trouvées dans des magasins de rando ou de bricolage. Leurs missions : empêcher la pompe de sortir de son support (j'en avais perdu une en manœuvrant en ville lors d'un précédent voyage), maintenir le couvercle sur la popote, maintenir la tente roulée avant de l'enfourner dans son sac, refermer les sachets de nourriture entamés (pâtes, flocons d'avoine...). En gros, ça remplace des élastiques, en plus pratique.