Lac d'Orumieh

Arrivée sur le lac d'Orumieh

Rahim Shahriari : "Yaninda ulum gerek"

J'avais prévu d'aller directement de Kandovan (2200m) au lac salé d'Orumieh (1300m), mais en descendant, j'ai eu droit successivement au grésil qui picote, à la neige fondante qui colle aux lunettes, puis à la pluie glacée. Les moufles vendues comme imperméables ont résisté presque 1 heure à l'eau, c'est mieux que mes chaussures + surchaussures... J'ai déclaré forfait pour me sécher dans un ou une (les noms n'ont pas de genre en persan) mosaferkhane, c'est-à-dire un petit hôtel bon marché à Osku.. Drap et serviettes non fournis, mais le poële était bien chaud : j'ai failli faire fondre les semelles de mes chaussures que j'avais mises à sécher dessus...

Daryache e Orumieh

Le lendemain, il fait presque beau. Je suis partie tard le matin, et j'ai fait une pause un peu plus longue que prévu à Ilkhchi : j'ai été interceptée par un kiosque de l'IRIB, la télé iranienne, interviouvée et invitée à déjeûner dans un petit restaurant par le correspondant local. Lac d'Orumieh. Barque promène-touristes. Alors je n'ai pas atteint avant la nuit le secteur propice au bivouac repéré par les 2 cyclo-voyageurs suisses croisés entre Ilkhchi et Saray. Saray est sur la presqu'île qui, il y a un peu moins de 100 ans, était encore l'île Eslami.

Près du village de Gamichi, je vois des champs de pommiers sympathiques. Mais il y a du monde sur le chemin d'accès, et me voilà invitée à prendre le thé dans un petit café-restaurant où une vingtaine de gars du village viennent fumer le qalyan (nom persan du narghilé). Un d'entre eux, un grand baraqué souriant, m'invite chez lui. J'hésite mais un autre client qui faisait l'interprète azeri/anglais me dit que c'est safe, no problem. Et en effet, l'accueil dans la famille d'Askhar et Parisa est on ne peut plus cordial et sympathique. Et en plus sa sœur Fariba parle très bien anglais !

Mes hôtes à Gamichi..

Ils sont tous venus passer Noruz chez leur grand-mère, et c'est avec grand plaisir que je profite de nouveau de leur hospitalité à Orumieh le lendemain, chez leurs cousines et cousin Maryam, Farzaneh, Fatimeh et Amir-Hossein. NB : la photo est prise dans la cour de la maison. De l'autre côté du portail, les femmes doivent porter une tenue plus islamiquement correcte, mais bien souvent en Iran, cette tenue est juste une tunique plus ou moins cintrée appelée manto, et un foulard ou une écharpe qui laisse apparaître tout le visage et un tiers de la chevelure.

Touristes iraniens au bord du lac d'Orumieh

Puis retour à Tabriz en bus, car à part le tronçon au bord du lac, la route n'était pas trés agréable à vélo.

Exploitation du sel du lac d'Orumieh

Annexes

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