Moynaq charmant port de mer

J'avais l'intention de faire une grande sieste après ma traversée du Karakum mais mon hôtel à Nukus, le Jipek jolu — "route de la soie" en ouzbek—, m'a proposé de me joindre à 3 autres touristes (2 russes et un espagnol) qui partaient en taxi pour voir le cimetière de bateaux. Sieste reportée donc.

Moynaq centre-ville (en heure creuse)

Après 3 h de route, on arrive dans ce qui fut, jusqu'aux années 70, un des 2 principaux ports de pêche de la mer d'Aral. Aujourd'hui, il n'y a plus de poissons dans ce qui reste de mer et la côte est à plus de 100 km.

Un des bateaux au port de Moynaq

Sevara Nazarkhan : "Galdir", album Yol bolsin

Un musée expose quelques accessoires de pêcheurs, des photos satellite, 2 ou 3 maquettes de bateaux et une pile de boîtes de conserves de poisson.

Musée de Moynaq. Les derniers poissons...

Sur ce qui fut la jetée du port trône un monument en béton de l'ère soviétique, et en bas de la petite falaise gisent une petite dizaine d'épaves. C'est tout.

Moynaq. Une des épaves du cimetière de bateaux.

Et pendant ce temps, en amont le long de l'Amou Darya, l'Ouzbekistan continue à irriguer des champs de coton via des canaux qui fuient comme des passoires. Les jeunes Ouzbeks sont réquisitionnés pendant les vacances scolaires ou universitaires, pour préparer les plants et récolter le coton.

Evaporation de la mer d'Aral

Annexes

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