Les loups du Mazandaran

Figurez-vous que les loups m'ont gâché un bivouac et que j'ai failli passer une nuit à un poste de police...

Trio Chemirani + O.de Suza : "Flamenco mar"

Vallée d'Orost, Alborz central.

En effet, 2 ou 3 petits cols après le bivouac précédent, je suis arrivée en fin d'après-midi à la bifurcation conduisant vers Badab e Surt, but de mon excursion. A ce carrefour, en entrée de village, la police a installé un barrage, et vu l'heure tardive, le flic de service ne veut pas me laisser m'engager sur la route transverse. Il s'efforce de m'expliquer que c'est dangereux de bivouaquer dans la montagne environnante à cause des loups. Je fais semblant de ne pas comprendre, bien que ce brave policier était très suggestif quand il mimait le loup. Mais le policier insiste : il arrête les voitures jusqu'à en trouver une avec des Iraniens anglophones à bord, et leur demande de me traduire ce qu'il me disait.

Un village de la vallée d'Orost, province du Mazandaran

Me voilà bien embêtée : je ne crains pas les loups (quand bien même il y en aurait, il y a suffisamment de moutons en alpage pour subvenir à leurs besoins) mais je ne sais pas si je peux passer outre la consigne du policier pour aller bivouaquer dans la jolie vallée qui me fait envie.

Vallée d'Orost

Dans le doute, j'obtempère, et je monte ma tente dans l'abri en tôle désigné par le policier, entre la route et la caserne.

Mais à peine ai-je fini de gonfler mon matelas qu'un autre policier, plus jeune et parlant anglais, vient me dire que cet endroit n'est pas très agréable (là, je suis assez d'accord), et que je serais mieux dans la maison de la famille du mécanicien qui m'attend là avec sa camionnette.

Kordmir, petit village du Mazandaran

Je plie donc rapidement mon campement et Massi m'embarque jusqu'au hameau voisin Kordmir, où sa famille (sa mère, sa femme, sa fille de 3 ans, et ses 4 frères et sœur) m'accueille chaleureusement.

Le frère cadet de Massi.

La conversation est limitée : personne dans la famille ne parle vraiment anglais, mais Abolfazl, le frère cadet de mon hôte, sort un petit dictionnaire persan/anglais et on arrive à communiquer en combinant des mots-clé. C'est assez ludique.

Annexes

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