La nouvelle du jour, c'est que j'ai traversé Téhéran à vélo et que c'était super !

Vali Asr nord

En effet pour aller de l'hôtel où Delila m'avait déposée (parce qu'elle hébergeait d'autres invités pendant ma dernière nuit à Téhéran) à la gare, j'ai juste eu à me laisser rouler le long de Vali Asr, la plus longue avenue du Proche-Orient : 16 km, 300m de dénivelé descendant, et, cerise sur le gateau, dans un couloir bus tout le long. Vali Asr sud, gare de Téhéran

Le couloir bus était encombré dans son tronçon central, et il y avait 2-3 gros giratoires, mais globalement c'était facile.

A la gare, on a commencé par me dire que le train Téhéran - Semnan n'avait pas de place pour les vélos mais tout s'est arrangé sans trop de difficulté.

Chaartaar : "Ghataar", album Baraan toee

J'ai donc pu embarquer dans un beau train tout neuf à 2 niveaux. A bord, un agent des RAJA (la SNCF iranienne) s'occupe de nous abreuver en eau, thé ou nescafé. Bon rapport qualité/prix : à peu près 3 € les 180 km.

Hall des départs, gare de Téhéran

J'ai été impressionnée par un nouveau changement de climat assez brutal : dès qu'on s'écarte un peu de Téhéran par le sud ou l'est, on arrive dans le désert du Dasht e Kavir.

Confins du Dasht e Kavir

Dôme du mausolée de la grande mosquée de Semnan A Semnan j'ai été invitée par l'étudiante en génie électrique qui avait la place juste à côté de moi dans le train. Elle voulait me présenter à sa tante et son oncle, qui enseignent l'anglais.

Au cours du repas familial, on m'a appris que Semnan revendique d'avoir les meilleures aubergines d'Iran. Le qashk e bademjan (spécialité à base d'aubergines, fromage, noix et herbes) était en effet particulièrement savoureux.