Devant le bazar central de Téhéran

4ème étape de ma série de démarches administratives à Téhéran : le visa de transit turkmène. J'ai pris le temps hier de refaire une photocopie de mon passeport et de mes visas iranien et ouzbek, mais en couleurs, parce qu'un voyageur mentionne sur son blog que le consulat turkmène n'avait pas voulu de ses copies en noir & blanc.

Mollah, hodjatoleslam, ayatollah, imam ?

Je suis arrivée la première devant le consulat turkmène ce matin (le dimanche ce n'est ouvert que de 9h30 à 11h). Je commence à m'acclimater un peu à Téhéran, j'y suis allée à vélo ; c'est à moins de 4 km de chez mon hôte. Et là, j'aperçois une affichette A4 à moitié décollée sur le volet : consulat fermé du 26 au 27 avril. Zut !!!

Joueurs d'échec dans le sqaure Vali Asr

3 autres demandeurs de visa, Iraniens ou Turkmènes, arrivent. Le vigile leur montre l'affichette, mais ils vont quand même sonner à la porte : ils veulent juste récupérer leurs visas. Un type avec un bras cassé (je ne sais pas si cette particularité était dans la fiche du poste) entrouvre, dit quelque chose, referme, puis ouvre le petit volet du guichet des visas. Un couple de de tandemo-voyageurs italiens arrive aussi, pour prendre les formulaires de demande de visa. Après nous avoir demandé d'attendre pendant un certain temps, monsieur bras-cassé finit par nous expliquer que le consul ne sera pas de retour avant la fermeture , donc il faut revenir demain pour déposer nos demandes de visa...

Téhéran. Sadr expressway.

Je prends congé de Stefanie et Alessandro, les tandémistes italiens qui partent petit-déjeuner pendant que je vais me livrer à une autre occupation palpitante : poster un colis pour la France. Je renvoie une partie de ma garde-robe d'hiver, désormais inutile. Je passe au total près d'une heure à 7 guichets successifs pour savoir à quels guichets aller, retirer un carton, remplir le bordereau d'envoi en 3 exemplaires, faire peser et contrôler le carton, remplir les étiquettes avec les adresses expéditeur + destinataire en 2 exemplaires, payer, puis faire affranchir une lettre.

Terrasse de café dans un parc de Téhéran Pour patienter jusqu'à l'épisode suivant, je vous mets un peu de musique en "annexe" là-dessous. Le trio Chemirani, ce sont 3 percussionnistes iraniens, le père et 2 fils, qui vivent en France. Ils jouent aussi bien de la musique traditionnelle iranienne que du jazz, dans de petits ensembles à géométrie variable, souvent avec d'autres artistes traditionnels d'un peu partout dans le monde.

Trio Chemirani + R.Garcia-Fons : "Oryssa"

Parc Koohsar, sur les hauteurs au nord-ouest de Téhéran