Le chef-lieu du GBAO (Gorno Badakhshan avtonomaïa oblast) est une petite ville d'environ 30 000 habitants dépourvue de centre ancien, construite toute en longueur sur les berges de la rivière Gunt, tout près de là où elle se jette dans la rivière Pyandj.

Khorog vue depuis le jardin botanique

Novobar Shams : "Az ghami tu"

Il y a juste le petit aéroport qui est sur un replat le long du (ou de la?) Pyandj : seulement un vol presque quotidien de/vers Dushanbe avec un rustique Antonov 30 places à hélices qui vole à vue entre les montagnes, quand la météo est bonne.

Arrivée à Khorog. Pont transfrontalier ouvert (mais sous bonne garde)

Tous les voyageurs traversant le Pamir passent à Khorog, et généralement y font une pause.

Bazar de Khorog. Pas de voie ferrée, mais des containers ferroviaires recyclés en échopes...

Le bazar de Khorog Les cyclistes qui vont vers l'Est remplissent leurs sacoches de ravitaillement : pâtes ou autres céréales pas trop longues à cuire, fruits secs, bouillon en poudre, lait concentré ou miel, carottes, biscuits... Pas de saucissons, on ne trouve que des saucisses roses à peau synthétique, purs produits de l'industrie agro-alimentaire ; côté fromages, le choix semble réduit à des parallélépipèdes de fromage industriel, ou de petites billes de kurut, du fromage séché très pratique à conserver et transporter, très dur et salé.

A Khorog, les principales attractions sont le bazar, le jardin botanique, un parc avec un grand bassin où les jeunes se baignent (NB : il y a même des filles en maillot de bain, alors qu'on est si proches de la frontière afghane...), et un bon restaurant indien où les cyclo-voyageurs s'empressent de faire un bon repas pour compenser le "régime Pamir".

Mini-lac dans le parc de Khorog

Les 2 touristes roumains avec qui je logeais m'ont dit qu' il y a ici fin juillet un festival folklorique pamiri. Lalmo, la maîtresse de maison de notre homestay, a vérifié les dates pour nous : le festival a été avancé de 2 jours pour arranger l'agenda du Président tadjik, qui a sa binette partout mais pour qui les Pamiris ont une estime très modérée.

Pamiries en tenue traditionnelle de fête

Si j'avance "assez vite" dans le tronçon quasi-désertique du col de Khargush (si je le passe, ce sera mon premier 4000 à vélo), peut-être je pourrai revenir y faire un petit saut en marshrutka, en laissant mon vélo dans un gîte à Alichur. Mais c'est pas gagné...

Khorog.Fast food local.

En attendant, je me suis offert un dernier jour de repos + restau indien à Khorog. Ensuite, suite et fin de la remontée de la rivière Pyandj par le côté tadjik du corridor de Wakhan, et col de Khargush pour arriver sur les hauts-plateaux du Pamir. Je n'aurai probablement pas d'accès internet correct pendant quelques temps.