Page publiée bien après mon retour en France, mais je l'insère dans la séquence chronologique pour que ce soit moins confus.

Premier aperçu de l'Afghanistan, face à Qala i Khum

Homayoun Angar : "Majnun"

Je n'ai pris aucun risque : j'ai juste tourné la bague de mon joujou de luxe (un bridge Leica avec zoom DC Vario Elmarit), et profité du stabilisateur optique qui permet de shooter sans pied aux longues focales.

Corridor de Wakhan, rive afghane

En effet, si le Badakhshan afghan est jusqu'à présent resté à peu près préservé des guerres et des extrémistes talibans qui ravagent l'Afghanistan depuis plus de 30 ans, une mouvance "dissidente" de talibans commence à s'y infiltrer et la culture du pavot refait son apparition (ces 2 fléaux sont corrélés, le trafic de drogue sert à financer l'achat d'armement).

Afghanes conduisant les vaches au champ. Vallée du Payndj entre Voznavd et Shizd

Et comme cette région est peuplée très majoritairement de chiites ismaïlis, elle est délaissée par le pouvoir central, si tant est qu'on puisse encore parler de pouvoir central en Afghanistan.

Ecole de filles à Nusay, en face de Qalai Khum

Le premier village afghan en face de ma route était juste en face de Qala i Khum, c'était un village assez important, avec une école, et des écolières en uniforme

Ecolières afghanes dans le gros village en face de Qala i Khum

La piste était dans ce secteur en assez bon état, mais malgré cela, très peu de voitures et camions y passaient, on voyait juste des motos avec plusieurs passagers

Quasiment pas de véhicules sur la rive afghane, à part quelques motos

ou passagère

Une burqa à moto sur la rive d'en face, en amont de Qala i Khum

Plus loin en amont, la rivière Pyandj était plus étroite,

Sadwad, un verger isolé entre 2 villages afghans

le chemin afghan aussi.

Entre Qala i Khum et Khorog, rive afghane. La piste se réduit parfois à un étroit chemin à flanc de rochers.

Par endroits, la vallée se resserrait et on était tout près des bergers Wakhis afghans.

La rivière Pyandj est parfois très étroite, on pourrait presque toucher l'Afghanistan...

C'est d'ailleurs impressionnant de voir comment la rivière Pyandj pouvait être aussi bien une large étendue d'eau aussi calme qu'un lac, ou un gros torrent en furie, et repasser d'un état à l'autre 2 ou 3 fois le long de son cours.

La piste côté afghan de la rivière Pyandj : y a de l'eau jusqu'au bord, et même plus...