Train de nuit Amou Darya

Entre Khiva et Boukhara, la route traverse le désert du Kyzylkum. C'est plat, aride, et monotone. Le gros avantage par rapport au Karakum turkmène, c'est que là, il y a une voie ferrée et des trains de voyageurs. J'ai choisi l'option train, et j'ai donc pris l'express "Amou Darya".

Sato : "Sen gelmez oldun", album Kongil

Kyzylkum

Le trajet en train pour aller d'Urgentch à Boukhara fait plus de 700 km, au lieu de 447 km par la route : l'ancienne voie ferrée qui reliait directement Khiva à Boukhara traverse un petit bout de Turkménistan. Cette ligne n'est donc plus desservie depuis que le Respecté Président turkmène mégalo et paranoïaque a verrouillé les frontières de sa charmante république. Le train fait maintenant un détour par le minuscule oasis d'Üchqüdüq, et je devrai faire une correspondance à Navoiy entre 2h et 5h30 du matin.

Voiture 17 П (платскарт)

Mes voisins d'en face dans le train Amou Darya Comme le seul DAB de Khiva était en panne (et en plus il ne prenait pas les CB Visa, seulement Master), j'ai pris un billet en platskart, qu'on appellerait en français la 3ème classe. Le contrôleur m'a demandé un supplément vélo non officiel mais m'a aidé à monter et ranger mon encombrant bagage entre 2 wagons.

Les wagons sont organisés de manière très conviviale, avec des compartiments ouverts. Le spectacle était donc dans le train ; dehors le paysage était comme prévu très monotone.

Vendeurs ambulants dans le train A bord, en plus des passagers, il y avait quelques vendeurs ambulants : boissons fraîches, babioles diverses... Et comme dans tous les trains longue distance d'ex URSS, dans chaque voiture un provodnik (ou une provodnitsa) est chargé de contrôler les billets, distribuer les draps, préparer l'eau chaude dans le samovar, et réveiller les passagers à leur gare de destination.

A Navoiy c'était moins drôle. J'ai dû repasser au contrôle des bagages (rayons X, et quand les flics sont désœuvrés en heure creuse, fouille des sacoches) après l'achat d'un billet car le guichet était à l'extérieur devant la gare. J'ai somnolé sur un banc du hall de la gare avec une demi-douzaine d'Ouzbeks qui changeaient de train comme moi.

Tchaînik à recharger au samovar

Et de Navoiy à Boukhara j'ai découvert qu'il existe l'équivalent d'une 4ème classe "Общ." : c'est comme les "platskart" sauf qu'il y a 3 passagers sur 2 larges places de platskart.