Darband, banlieue nord de Téhéran Ça y est, j'ai mon visa ouzbek, mais contrairement à ce que j'avais espéré d'après une info de l'agence Stantours, pas possible d'avoir la moindre souplesse sur les dates. J'avais demandé 30 jours dans une période de 40 jours. J'ai obtenu 30 jours dans une période de 30 jours, pas un de plus. Je devrai donc être ressortie d'Ouzbekistan au plus tard le 5 juin, et y entrer au plus tôt le 7 mai.

Mohsen Chavoshi : "Sang-e sabour", album Santouri

Téhéran Elahyeh. Un matin presque sans smogg.

J'ai raté le doublé consulats ouzbek + turkmène le même matin, je déposerai ma demande de visa de transit turkmène après le week-end, c'est-à-dire dimanche 26 avril. Et comme entre temps David, le cylo-voyageur suisse de Tabriz , m'a dit que le consulat turkmène lui avait demandé 10 jours de délai pour son visa de transit, je n'aurai probablement pas mon visa turkmène à Mashhad avant le 6 mai.

Maquette de l'arche Azadi dans le parc Bagh-e Shemron

Et tant que je n'aurai pas ce visa, je ne saurai pas si je suis autorisée à transiter par Ashkabad - Konye Urgentch, ou si je dois suivre l'itinéraire plus direct Sarakhs - Farab. La différence de kilométrage entre ces 2 options correspond à plus de 4 journées de pédalage, en partie en Iran, en partie au Turkménistan. Bref, selon le bon vouloir du consul turkmène, je vais devoir foncer en taxi sur certains tronçons et/ou raccourcir mon séjour ouzbek.

Téhéran. Bocaux de safran au bazar Tajrish.

Terrasse de café dans le parc Bagh-e Shemron En attendant je traîne encore un peu à Téhéran, en squattant chez Ali (celui de la vodka à la framboise de Badab e Surt) ou de nouveau chez Delila. Delila m'a fait visiter le parc Bagh-e Shemron, où on peut flâner entre arbres, terrasses de café, et reconstitutions à petite échelle des principaux monuments d'Iran.

J'ai fait pas mal de photos d'élégantes Iraniennes pour montrer que bien souvent, leur hijab n'a rien à voir avec le tchador noir des clichés sur l'Iran, ni avec la capuche des photos d'identité (capuche appelée maghneh, obligatoire pour les fonctionnaires pendant leurs heures de service, et les élèves des écoles et universités publiques).

Bagh e Shemron, Téhéran

Mais cette collection est sur la carte mémoire de l'appareil photo. J'en transférerai quelques-uns plus tard, promis.